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  • Photo du rédacteurMyriam Perrozet

Maladresses ? Et si l’enfant ne pouvait tout simplement pas être adroit du fait d’un manque d’intégration des réflexes archaïques ?


Renverser des objets de manière involontaire, se comporter de manière maladroite peut être vécu comme une difficulté importante pour l’enfant. Bien que cela puisse sembler être une simple question de coordination, il existe souvent un lien profond entre la maladresse physique et le manque d'intégration des réflexes archaïques.





Qu'est-ce que les réflexes archaïques ?


Les réflexes archaïques, également connus sous le nom de réflexes primitifs, sont des mouvements involontaires et automatiques que les bébés exécutent dès la grossesse. Ces réflexes sont essentiels pour le développement du système nerveux et sont responsables de l'établissement de fondations importantes pour les compétences motrices, sensorielles, émotionnelles et cognitives ultérieures.


Voici quelques exemples de réflexes archaïques :

-       le réflexe de préhension palmaire (Robinson), où le bébé saisit instinctivement un objet placé dans sa main,

-       le réflexe de Moro, une réaction de sursaut en ouverture (bras+jambes+tête) en réponse à un bruit soudain ou à une sensation de chute,

-       et le réflexe tonique asymétrique du cou (RTAC), qui est déclenché lorsque la tête du bébé est tournée d'un côté, entraînant le déploiement du bras et de la jambe du même côté et la flexion des membres opposés.


L'importance de l'intégration des réflexes archaïques


Normalement, ces réflexes archaïques s’intègrent dans les premières années de la vie d'un enfant, ce qui signifie qu'ils sont inhibés à mesure que le système nerveux central se développe. Cependant, chez certains enfants, ces réflexes peuvent persister au-delà de l'âge normal (environ 4 ans). Cela peut être dû à divers facteurs, notamment des traumas à la naissance, des difficultés sensorielles, un manque de mouvement, un manque d’affection, de sécurité, des troubles du développement ou des expériences précoces de stress.


Lorsque les réflexes archaïques ne sont pas correctement intégrés, cela peut avoir un impact significatif sur le développement de l'individu. Si ces réflexes restent actifs ils peuvent, entre autres,  l’empêcher de faire des mouvements volontaires. Un enfant dont le Réflexe Tonique Asymétrique du Cou persiste peut, par exemple, avoir des difficultés à coordonner les mouvements de ses membres supérieurs et inférieurs, ce qui peut se traduire par une maladresse physique et des problèmes de coordination. Si la tête tourne d’un côté les bras peuvent suivre le mouvement de celle-ci, et ceci entraine parfois également la rotation du tronc.


Les enfants qui vivent des maladresses physiques peuvent être plus susceptibles de se retirer des activités sociales ou sportives, ce qui peut affecter leur estime de soi et leur bien-être émotionnel. Il est donc important de prendre au sérieux ce sujet.


Interventions et accompagnement


Heureusement, il existe des accompagnements qui peuvent aider à l'intégration des réflexes archaïques et à améliorer la coordination physique. Les professionnels spécialisés dans ce domaine accompagnent l’enfant par différents mouvements rythmiques et des exercices qui permettent au corps de fonctionner de manière controlatérale (la partie gauche fonctionnant avec la partie droite).


Conclusion


En conclusion, la maladresse physique peut être intimement liée au manque d'intégration des réflexes archaïques et peut impacter le bien-être de l’enfant. Cependant, avec un accompagnement approprié et une prise en charge spécialisée, il est possible d'améliorer l'intégration des réflexes archaïques et de favoriser un développement moteur plus harmonieux.


En savoir plus sur les réflexes archaiques ?







 

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