• Myriam Perrozet

Accompagner les enfants diagnostiqués TDA(H) vers un mieux-être

Dernière mise à jour : 3 janv.

Depuis une dizaine d'années, on entend beaucoup parler d'enfants diagnostiqués TDA (Trouble De l'Attention) ou TDAH (Trouble De l'Attention avec Hyperactivité). Les manifestations sont diverses mais essentiellement liées à un déficit attentionnel, une gestion émotionnelle difficile, une agitation motrice, qui souvent ne fait pas bon ménage avec l'école, qui elle demande aux enfants d'être assis en moyenne 5h par jour.


Un déficit de dopamine ?


Au niveau biologique, ces troubles peuvent trouver leur source dans un déficit de fabrication et de transmission des neurotransmetteurs type dopamine, plus particulièrement au niveau de la zone du cortex préfrontal et du cortex périphérique. La dopamine est alors fabriquée en quantité insuffisante, et sa transmission au niveau des synapses engendre une forme de déperdition.



Un des protocoles allopathiques consiste à administrer de la Ritaline®, contenant du méthylphénidate qui va ralentir l'élimination de la dopamine. Cette molécule apparentée à la structure de l'amphétamine n'est pas sans risque car elle a un effet délétère sur le foie, peut provoquer des maux de tête, des insomnies, des douleurs abdominales, et modifie l'amplitude cardiaque et respiratoire. Il peut y avoir également un effet d'addiction : son administration est donc règlementée par l'Agence du Médicament.


Kim John Payne, chercheur, éducateur et consultant familial propose une alternative, qui s'apparente à une méthode pleine de bon sens pour accompagner ces enfants. Il a d'ailleurs mené une étude démontrant que les troubles attentionnel et d'hyperactivité pouvaient être réduits considérablement :

- en augmentant le temps de jeux libre,

- en réduisant le nombre de jouets et de vêtements,

- en limitant le temps d'écran,

- en augmentant le temps passé en pleine nature,

- en désencombrant les agendas des enfants,

- en redonnant toute la place au mouvement du corps,

- et en impliquant les enfants dans les tâches collectives (participation aux repas, ménage...)



En quatre mois seulement, en simplifiant le mode de vie de ces enfants, 68% d'entre eux n'ont plus de déficit attentionnel et leurs résultats scolaires ont augmenté par la même occasion de 37%.



Le manque de mouvement peut il trouver sa cause dans les troubles de l'attention ?


Les progrès en neurosciences de ces quinze dernières années nous montrent que le mouvement est en lien direct avec le développement neurologique de l'enfant. Les connexions synaptiques du cerveau vont se créer grâce à l'interaction que l'enfant va avoir avec son environnement (mouvements et échanges relationnels).


Hors aujourd'hui les jeunes sont en fort déficit de mouvement, et cela commence très tôt.

Les enfants sont souvent placés sur des durées bien trop longues en coque (cosi, youpala, transat nid, soutien-nuque...) à des périodes cruciales de développement, et ce manque de mouvement entraine parfois un manque d'intégration des réflexes archaïques (programmes inconscients du système nerveux).


Ceci est ensuite renforcé par l'école, la position assise ne favorisant pas non plus le développement cognitif. En moyenne, il faudrait que l'enfant bouge 5 à 6h par jour... nous sommes très loin du compte.



Si l'enfant a bien effectué les phases de mouvements (période 0 à 3 ans) permettant l'intégration de ses réflexes archaïques, alors il va pouvoir se concentrer facilement, user de ses fonctions exécutives nécessaires aux apprentissages (mémoire de travail, contrôle inhibiteur, flexibilité cognitive), apprendre sans effort, et interagir avec les autres avec facilité. Ceci aura aussi un impact favorable sur sa gestion émotionnelle.


S'il n'a pas eu l'occasion d'intégrer pleinement ses réflexes, ceci peut être remédié grâce à une éducation postérieure des réflexes (par un professionnel).


Les troubles de l'attention peuvent donc trouver leur source dans un manque d'intégration des réflexes archaïques, particulièrement le réflexe de Galant, qui peut créer une forme de parasitage empêchant la concentration sur de longues durées.


Comment peut-on accompagner l'enfant au mieux ?


De manière complémentaire à ce que Kim John Payne évoque plus haut voici ce qui est recommandé :

- passer plus de temps avec l'enfant, jouer avec lui plus souvent

- faire des activités sportives en nature

- être vigilant sur la qualité de la nourriture : sucre, confiseries, produits transformés (céréales et autres), privilégiez le local le bio et le fait maison

-boire en quantité suffisante, et particulièrement à l'école qui demande une forte sollicitation du système nerveux

- limiter les perturbateurs endocriniens (produits menagers)

- supprimer le micro ondes

- limiter les ondes dans la maison : réseau wifi

- faire un bilan en réflexes archaïques pour identifier d'éventuels réflexes insuffisamment intégrés


Vous voulez en savoir plus sur les réflexes archaïques ? Vous avez envie de mieux comprendre ce phénomène, retrouvez la formation en ligne ici : https://myriamperrozet.podia.com/les-reflexes-archaiques-impacts-sur-le-developpement-de-l-enfant


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